Une pomme, un fer à repasser et 21 grammes ...

ou

« Comment je peux avoir foi en l'homme et concomitamment détester l'humanité »

Nota Bene :

il est 18:00 en ce dimanche ... J'avance, mais suis encore loin d'avoir fini !

il est 14 heures en ce samedi 9 février, ce 1 000ème post est inachevé et surtout susceptible d'être lourdement augmenté (de même annoté et avec tout plein de lien ...)... Qu'importe, j'en mets la première partie en ligne et m'en vais déjeuner ...

Préambule



"Artic Dream" (c) Bill Woodrow

Mademoiselle Magwann m'a mis au défi d'illustrer ce 1 000ème post avec ces trois composants :

Une pomme, un fer à repasser et 21 grammes.

J'ai songé à un dessin, une photo, un montage vidéo ... Fallait-il présenter abruptement ces trois éléments et moi-même ? Fallait-il jouer d'allégories ?

Une pomme, j'en ai constamment une dans ma cuisine. Un fer à repasser, moins sûrement au fonds d'un placard ... Mais 21 grammes ? De quoi d'abord ?

D'après les travaux, parus en 1907, du Dr Duncan McDougall, ces « 21 grammes » représenteraient la masse de notre âme et tout être humain les perdrait au moment du décés ...

A la recherche d'inspiration, je suis allé revoir ce très beau film ("21 Grams") d'Alejandro Gonzales Inàrritu avec Sean Penn, Benicio Del Toro et Naomi Watts. Autant dire que cette oeuvre dramatique de résilience, désespoir, vengeance et rédemption colle parfaitement à ce blog !

Pourtant une image m'a marqué dans ce film : Paul (Sean Penn) énamouré de Christin (Naomi Watts) et cherchant à assouvir la vengeance de cette dernière, par amour, en tuant le meurtrier (Benicio Del Toro) de ses enfants et de son mari, s'aperçoit qu'il est en train de rejeter sa transplantation cardiaque et qu'il va finalement mourir prématurément ... L'amour ne peut se nourrir de ressentiments négatifs ...

Revenons néanmoins à nos moutons.

J'avais initialement songé à un post dithyrambique. Une grande envolée lyrique boronalienne ... J'avais aussi songé à purement et simplement fermé ce blog pour la 1 000ème fois ... Mais ça, tout le monde sait que c'est ma petite marotte inconséquente ... Puis tombe la requète magwannesque ...

Me laissant perplexe. Là-dessus vient se greffer (hi hi hi) une déferlante de boulot, d'obligations et autres dossiers à traîter in petto, et me voilà laissant filer et le temps et ce blog stagnant ... Honte sur moi.

Pourtant la réponse était éminemment simple et en plus apporté sur un plateau :

Une pomme, un fer à repasser et 21 grammes ...


Cela va commencer à la ligne suivante et sera extrèmement long (pour ne pas changer) et ça s'intitule :

« Comment je peux avoir foi en l'homme et concomitamment détester l'humanité »,

par Me, Myself and aïe.

Axiome : les propos qui vont suivre n'engagent que moi, quand bien même je pourrais y associer des tierces personnes en gage de citation ou d'illustration de mes propos. Le discours et la méthode s'adressent à un lectorat issu du monde dit « occidentalisé », soit appartenant à une société « post industrielle ».


Une pomme, un fer à repasser et 21 grammes sont les composantes d'une triangulaire pouvant définir l'homme de demain. D'autres éléments pourraient y être agrégé pour compléter cette définition. Cependant l'idée de former ainsi une triangulaire et d'apposer sur l'être humain une forme géométrique naturelle empreinte d'une forte symbolique (mystique et religieuse) m'amuse.


La pomme


Une pomme est bien entendu le symbole d'une alimentation saine, naturelle.

Il existe encore de très nombreux imbéciles heureux (je m'octroie le droit inaliénable de conspuer allègrement mon prochain dans les paragraphes qui vont suivre ...) qui n'ont pas compris que leur salut passe par la consommation massive de fruits et légumes comportant le moins possible de traces chimiques relevant de l'agriculture intensive et industrialisée. Cependant, la courbe tend à s'inverser. Au-delà de la salubrité et de l'apport nécessaire en nutriments, oligo-éléments et vitamines de ces aliments propres à rétablir un équilibre physiologique et donc apporter le bien-être, la dimension thérapeutique d'une telle hygiène alimentaire est volontairement étouffée, annihilée quand elle n'est pas décriée par les tenants de la thèse pasteurienne de la « Mécanique exogène » de la maladie :

Un microbe vous agresse, il déclenche une réaction spécifique de votre organisme. On traite alors cette maladie par un produit chimique approprié.

Tout cela est proprement de la foutaise, mais soutenir une telle thèse relève du satanisme le plus maléfique. Comprenez, comment argumenter que les médecins ne sont plus que des distributeurs de pilules et que tout diagnostic ne peut plus être pratiqué que par des machines, que les laboratoires pharmaceutiques vendent avec l'assentiment des pouvoirs publics des poudres de perlimpimpin qui dans certains cas peuvent même se révéler mortelles ...

Les débats, enfin, commencent à faire rage entre les partisans de l'allopathie à tout crin et les prosélytes d'une autre forme de santé, simple et naturelle. Je ne saurais ici m'en faire l'écho, tant les informations sont complexes, nombreuses et difficilement synthétisables.

Faut-il privilégier « le terrain » ou faut-il lutter contre le microbe ?

A vivre dans un monde où les agressions externes massivement sous la forme de pollution intrusive de plus en plus violente et protéiforme sont légions et quasi continue, il est impératif d'offrir un rempart renforcé et constamment entretenu : notre corps.

Rappelons au passage que notre corps est une entité complexe organique, donc naturel et que ce qu'il comprend le mieux et intègre le plus vite sont des éléments de même origine, donc naturels. Il existe certainement des palliatifs non naturels. Cependant, une pomme contiendra toujours plus de vitamine A, E, D, B1 et B2 que son équivalent en boîte de médicaments et surtout, votre organisme assimilera beaucoup plus vite et en plus grande quantité ces apports vitaminiques naturels ...

A lire plus avant toute information sur la médecine orthomoléculaire telle que décrite par le Prix Nobel Linus PAULING (prix Nobel de Chimie et Prix Nobel de la Paix ! C'est vrai que les tenants d'une médecine alternative sont tous des « babacools » azimutés, absurdes et ne connaissant rien à rien ...). Cette forme de médecine a vu le jour en 1968, il y a 40 ans. Qui en a entendu parler en France ?

In fine, tout traitement par des apports naturels n'engendrent aucun « effet secondaire » au niveau de l'organisme ... Etonnant, non ?

D'un point de vue purement alimentaire, comment comprendre qu'un occidental puisse jeter près de 20% (jusqu'à 40% en Angleterre) de ses aliments à la poubelle alors que plus de 500 millions d'hommes et de femmes meurent purement et simplement de faim de l'autre côté du globe ? Comment concilier le fait que la famine est à nos portes alors que la terre peut aujourd'hui nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit le double de la population actuelle ?
Au nom de quoi sinon un comportement totalement irréfléchi, des gens remplissent-ils des caddies à ras bord d'aliments pour ensuite remplir des poubelles d'aliments non consommés ?
Certainement une question de temps, mais là, vous n'avez pas encore pris mon coup de fer à repasser dans la tronche ...

Le fer à repasser


Je ne repasse plus et le regrette. C'est risible, non ? (pas la peine de me proposer vos paquets de linge sale). Je ne ferai pas l'apologie des tâches ménagères en les habillant de vertus hygiéniques et psychiques ... Et pourtant, la symbolique de « défroisser » et metre en ordre un textile est évidente.

Non, c'est beaucoup plus la notion de temps consacré à ce type de tâches qui m'importe. Coîncidence, j'avais il y a peu une discussion avec notre spécialiste préféré, mister e-cedric sur la notion de « ralentissement » et des nouveaux courants philosophiques et/ou sociologiques prônant un retour à une certaine lenteur dans l'activité humaine, le plus connu étant aujourd'hui le courant « slow food ».

Le temps est une création humaine qui s'est retourné, comme tant d'autres, contre lui par l'entremise d'un dévoiement sémantique et surtout d'une réification de ce concept.

La transformation systématique des actes humains en consommation et la recherche effrénée de la « jouissance instantanée » ont détruit le temps. A charge de preuve, la litanie incessante entendu quotidiennement « je n'ai pas le temps » voire « je n'ai plus le temps » ...

Qu'il est devenu pathétique l'adage d'une infinie sagesse « Chaque chose en son temps et une chose à la fois ».

La « machine » s'est emballée au point de survivre actuellement dans une situation de surchauffe permanente entraînant dans sa course folle la société et l'homme.

L'appareil de production (de « faux-besoins ») qui est la colonne vertébrale de notre société, malheureusement, en est réduit aujourd'hui à souhaiter au plus vite l'enrichissement des plus pauvres sur ce globe pour leur coller instantanément une cigarette dans la bouche, des vètements de marque sur le dos, une manette de jeux vidéos dans la main, un téléphone portable contre l'oreille ... - la liste pourrait être en core très longue - , le tout pour écouler encore plus vite les milliards de stock d'invendus qui s'entassent un peu plus chaque jour.

Quelle situation ironique. Les rejetés d'hier, le tiers monde, représentent aujourd'hui la planche de salut d'un capitalisme consumériste au bord de l'écroulement fatidique. Certains humanistes y voient des éléments hautement positifs en prêtant quelque angélisme à un capitalisme qui devrait à nouveau se paraît d'une éthique social en aidant ces populations à accéder au bien-être et donc au confort se payant comptant ... Je l'ai déjà exprimé ici : les humanistes sont juste bons à installer des climatiseurs en Enfer ...

Le temps est un vecteur marketing, son absence l'est encore plus parce qu'il génère un corollaire hautement addictif : le manque pardi ! D'autant plus lorsque dans la société où nous vivons, tout est artificiellement créé pour accélérer ce manque.

A quoi bon repasser une chemise quand on peut en acheter une en tissu infroissable ? Qu'il faut être crétin pour préparer une mayonnaise quand on peut l'acheter toute prête au rayon frais de n'importe quel supérette ? Qu'est-ce qu'il faut être archaïque pour prendre el temps de se déshabiller, se mettre dans un lit, procéder à des préliminaires et enfin passer à l'acte d'accouplement en vue de procréer alors qu'il est plus rapide d'aller se faire inséminer ... Mon sperme ne vaudrait pas plus qu'une liquette ? Assurément ... Ce sont tous deux des produits de consommation. Des biens commerciaux ...

Dans les années 80, le socio-anthropologue Victor Scardigli présenta la consommation comme une forme de « sous-culture ». En l'an 2000, la consommation est devenu LA culture prédominante des sociétés post-modernes. Regardez autour de vous, l'homme se définit aujourd'hui massivement par ce qu'il consomme. C'est à dire ce qu'il achète. Non, ce qu'il pense, ce qu'il crée ... Tout simplement parce que tout tend à devenir un bien de consommation. Point.
Et la consommation, par soucis de standardisation et d'efficacité économique, devient totalement uniforme. Ainisi « l'homme unidimensionnel » décrit par Herbert Marcuse (ciel ! Un communiste ! » est arrivé ... La légende dit que Néron aurait déclaré en public rêver que le peuple romain n'ait qu'une seule tête pour pouvoir la couper selon son bon plaisir. Vision de la RealPolitik on ne peut plus utilitariste !

Cependant, avancer de 2000 ans et contempler : même voiture, même vêtement, même logement, mêmes accessoires, même hygiène de vie, mêmes pensées, même stérilité ... Au final, bientôt, une seule et même tête qu'on ne coupera certainement pas mais qu'on pourra remplir et orienter à volonté ...

Une seule et même pensée, donc plus du tout de pensée. Par manque soit-disant de temps ...
Une discussion suite à la première élection de Bush, avec des américains, m'avait laissé perplexe quand ces derniers justifier l'élection de cet homme par l'absence de temps des américains pour réfléchir à leur devenir, à leur situation ... pour causer philosophie en somme. En effet, les américains ne bénificient pas de notre système social ni de notre mode de vie « Ye Olde World » ... Ils passent leur vie à courir, après un ou plusieurs emplois, après de monceaux de dettes, après des impulsions consuméristes irrésistibles. Résultat des courses, il n'a pas le temps de réfléchir.

S'il est vrai que le mode de vie américain peut faire rêver, il suffit de le scruter de plus près pour s'apercevoir que l' « American Way of Life » est mort de longue date et que la vie aux U.S.A., malgré les kilomètres d'imageries féériques dont on nous gâve allègrement dans le poste, est extrèmement rude et que peu de gentils européens y tiendrait le coup ... Néanmoins, j'avais trouvé cet argument du manque de temps un tantinet spécieux, quand 6 années plus tard, je voyais mes très chers compatriotes devoir choisir entre la peste, la petite vérole et le choléra (la petite vérole, c'est Bayrou, parce que c'est plus facile de s'en préserver que les deux autres ...).

Je ne comprends toujours pas comment 15 millions de français ont pu accorder une once de crédibilité à une candidate comme Ségolène Royal ... Que notre président d'en-France actuel ait réussi avec un programme aussi ridicule et vain que le sien à être élu est assez facile : Il s'est adressé aux tripes des français, certainement pas à leur intellect. Ces derniers ne prenant plus le temps d'essayer de comprendre ont paré au plus pressé dasn le surnes : celui qui avait l'apparence de redresser la situation (le terrain ayant été tellement bien préparé par les médias, mais que dans les gros titres : les gens ne prennent plsu le temps de lire les articles de toute façon ...)

Le problème quand on s'adresse aux tripes des gens est qu'on finit par les gaver et à trop les ballonner, ils en viennent à vous péter dessus ... En même temps, les électeurs sont si versatiles ...

C'est pourtant si facile de (re)prendre son temps. De s'arrêter momentanément et automatiquement prendre du recul face au mouvement permétuel qui nous est imposé.

On voit alors tellement de choses et avec une telle acuité ! !



Les 21 grammes

L'expression "supplément d'âme" vient immédiatement à l'esprit. elle sonne pourtant si faux, si commercial comme dans "supplément de frites" au bas d'un menu. Qu'importe, considérons que ces 21 grammes préfigure bien l'existence chez l'homme d'une âme, d'un esprit.

Il eût été facile de croire que sortir du cycle "infernal" de l'animalité, du cycle naturel de vie dans un écosystème forcément hostile à l'homme, lui aurait accorder le loisir de "s'élever" ...

Il n'en est rien.

D'autre part, que l'homme se soit extirper de la nécessité du grégarisme parce qu'il n'avait plus le besoin de se protéger en groupe pourrait être un bien, appelé l'émancipation. Pourtant, l'homme s'est surtout coupé des échanges avec ses semblables, tout en s'enfonçant toujours plus loin dans un mimétisme imbécile de ce que des prescripteurs lui présentaient comme modèle. (Cf. l'unidimensionnalité évoquée plus avant).

A quel moment, l'homme a-t-il accepté de s'aliéner à un système qui le réduisait au rang d'ustensile autoactivé ?

Toujours est-il que l'aspiration la plus communément partagée entre les hommes aujourd'hui est de pouvoir - toujours plus - répondre aux stimuli de possession qui clignotent devant ses yeux. Attitude compréhensible pour ceux qui ne possèdent rien ...

A défaut d'être penseur, l'homme est devenu un consommateur. Attitude, ontologiquement, stérile. Celui qui consomme, détruit. Il ne crée pas. Sinon de la richesse pour ceux qui réussissent à marchandiser l'existence.

A telle enseigne que l'homme en vient à aliéner jusqu'à ses prérogatives les plus incessibles comme la parole.

Prenez l'exemple du téléphone portable. Une des plus belles réussites du marketing.

En lui-même, le téléphone portable est à 99% inutile. Hormis les cas de professionnels se trouvant dans des zones difficilement accessibles ou nécessitant une capacité de contact à toute heure. Il est pourtant devenu un bien d'équipement massivement distribué sur le globe devant bien d'autres biens d'équipement (on compte dans certains pays sous-développés, aujourd'hui, plus de cellulaires que de frigidaires ...). Ca n'est pourtant aucunement un bien d'équipement. C'est un gadget. Point.


Un gadget qui isole et déhumanise un peu plus l'homme, l'enfermant dans le mode de vie du "séparé-ensemble" comme l'a défini Philippe MALLEIN (sociologue du CEA), tout comme l'usage abusif de l'Internet et des messageries.


La dématérialisation des échanges entres humains auraient pu être une forme d'élévation en débarrassant ces échanges de l'imprégnation physiquement personnelle et en les passant via un médium neutre. Raté, encore une fois ...


Les gens lisent et se lisent, il ss eparlent aussi. Mais ne se comprenne en rien. Parce que submergé par les échanges et le sinformations, ils lisent de façon tronqué. Et surtotu autocentre automatiquement ce qu'il lise, soit le passe à l'aune de ce qu'il aimeraient lire (ou écrire), biaisant l'échange au point de la vider de sa substance. La notion, hilare, du "Point Goldwin" ou du "Reductio ad Hitlerum" le démontre aisément.


L'homme s'enferme volontairement à l'intérieur de murs qu'il dresse entre lui et les autres et qui ramène ses échanges sociaux au rang de consommation. On consomme de l'ami, on consomme de la solidarité, on consomme de l'amour ...


On ne tend plus la main à qui a besoin, on envoie un chèque. Voire on se colle un ruban sur la poitrine ou un logo Gif sur son blog ... On performative sa pensée exprimée pour gagner du temps sur la nécessaire action.


(pause du dimanche 18:00)


A suivre :



La suite des "21 grammes"

et le bouquet final ...



(ce soir)


(peut-être ... Parce que je suis charette !)






La p'tite gâterie pour les survivants arrivés jusqu'en bas : La Mantra Gayatri.


SeeqPod - Playable Search

Pour ceux qui ne maîtriserait pas l'hindou, le yogi répète la mantra suivante :

(en substance) " Contemplons la radiante source de toute lumière. Puissent nos esprits s'y fondre et ainsi éveiller notre perception et notre compréhension sur les trois niveaux : physique, vital et mental."

17 commentaires:

Mister Karmapommedapi a dit…

Fé chier... Je reviendrais plus tard, quand j'aurais du temps. Vingt et un grammes de temps !

magwann a dit…

Woo.. Boro, je sais une fois de plus pourquoi je te lis tous les jours depuis bientôt deux ans. Et pourquoi le temps s'arrête soudainement. J'écoute ce mantra tout en te relisant.
Je reviendrai plus tard, le temps-toujours- pour moi de mûrir tes reflexions.

magwann a dit…

ha, quand même, avant que je ne revienne plus tard:je suis convaincue que le luxe suprême dans à peine 20 ans sera d'avoir son propre potager et ses bestiaux à grailler,à usage familial, pour peu que son lopin de terre et l'eau qui l'alimente soient éargnés par la chimie à outrance.La paysanerie comme mode de survie. Quand je pense que ma mémé en Bretagne ne peut plus boire l'eau du robinet depuis près de 25 ans, tant les nappes phréatiques sont polluées par les chimies, l'odeur de chlore infecte... Surproduction, sur exploitation d'un côté -la sardine, poisson du pauvre devient un luxe- et famine de l'autre. ce monde est toqué.

Merlin a dit…

@ Maggy : Tes mots sonnent comme le miel à mes oreilles...

Mister Karma Rabhi a dit…

@ maggy : j'ai pô fini...

J'en suis à m'interroger sur la possibilité de réaliser un potager bio en appartement (et sans balcon !). Ving et un grammes d'autosuffisance alimentaire je veux !

denis_m a dit…

Moi je sais... 21 grammes c'est le poids de "l'âme" quand notre corps s'éteint et qu'elle s'en va vers un autre monde...
Ton âme a donc foi en l'humanité, ton corps doute sans cesse !

boronali a dit…

(j'dis rien mais n'en pense pas moins ... Continuez, continuez !)

Chary a dit…

Quand je pense qu'on s'est moqués tant et tant du "mangez des pommes" en Chiraquie, ça donne a reflechir, quand même.
(Enfin, si on a le temps)

syr a dit…

bon, ça pue le vieux hippie en décomposition quand même par ici

Mister Karmareflexologue a dit…

En lisant ce Post Boro, je me souviens que c'est par toi que j'ai découvert ce pouvait être un blog. J'avais lu cet excellent article que tu avais écrit sur Agoravox sur la médecine hygiéniste. Pasteur, Bernard, la notion de terrain, etc. j'avais cliqué sur le line en bas de l'article qui menait fissa au Bac-à-sable.

Le temps c'est de l'argent disent-ils ! Les fous.

Il me semble que le temps, le rapport au temps, est sans doute une des clés de notre malheur collectif. C'est encore cette notion de temps défaillante qui est l'origine du terrifiant quiproquos de l'humanité quand au déréglement climatique. Ca part en couille et nous ne faisons rien, persuadés que nous commes que nous sommes éternel. Forcément.

Ma Came a dit…

Reviens à Paris et j'annule tout !

magwann a dit…

Syr: mon orteil m'a dit que t'avais bu une bière avec ma suissesse préférée, alors je t'envoie un brin de colchique pour embaumer tes cabinets ^^

syr a dit…

magwann, méfie-toi de tes orteils, je bois pas de bière

Cath a dit…

Si les grecs anciens revenaient, par une amusante circonvolution du temps orchestrée par Docteur Who, ils constateraient tout simplement qu'ils auraient mieux fait de passer plus de temps à la cueillette du raisin en basse Thessalie ou à flatter les croupes amènes de leurs accortes compagnes et compagnons que de tenter de ramener le feu de la raison à leur contemporains et aux générations futures.

Tu es là, et la tête que je vois dans la glace tous les matins (une fois par jour, ça suffit !), pour me le rappeler.

Pour cela, je ne sais si je dois te remercier ou prendre les choses avec philosophie... ou les deux.

Les deux je pense.

Sur ce, et te portant à jamais dans mon coeur, je m'en vais continuer à repeindre ma terrasse. Profitant du beau temps en ce mois de février baigné de CO2 et d'apocalypse annoncée.

Love unlimited

Lily a dit…

Je trouve que tu tombes dans la facilité pour ce qui est du téléphone portable. Voir pire dans la caricature. Je trouve ça assez dommage de se complaire dans l'idée que technologie = deshumaniser les rapports entre les gens.

boronali a dit…

@ lily : mais je suis un homme facile, c'est bien connu ... Trève de plaisanterie, je ne dis pas que la technologie est un vecteur de déshumanisation. C'est son usage qui l'est.

Je stigmatise avec le téléphone portable (mais j'avoue m'être mal exprimé) la "gadgetisation" des relations humaines, sa banalisation extrême et sa réduction à une composante de al consommation ...

Je vais peaufiner et surtotu finir ce post (si mon ordi n'efface pas mes tentatives depuis ce matin ...)

Et pis j'vais répondre à tout le monde (sinon, on va croire à une connivence entre nous, chère lily et cela va encore jaser !)

Mister Karmacool a dit…

@ Boro : la consommation est partout. D'ailleurs, les médecines douces, le nouveau régime alimentaire du moment, le dernier complément alimentaire, la dernière invention en terme de construction écologique, le prochain scooter éléctrique, bon nombres de néo-écolos soit disant à l'écoute de leurs vrais besoins reproduisent exactement la même logique consumériste. Seul l'objet de consommation a changé, mais la dérive est toujours là, toujours aussi pernicieuse...

Ils (nous ?) suivons des injonctions d'achats et /ou de comportement dictés par la loi du marché. Rare sont ceux qui sont réellement capable de vivre selon leur vrais désirs...