Le 19 novembre 2009, un hacker poste sur un forum de "climato-sceptiques" plusieurs méga de données volées sur les serveurs du
Climate Research Unit de l'université britannique de East Anglia.
Ce qui va devenir le
ClimateGate - au-delà des révélations que les données techniques pourraient laisser ressortir en comparaison du résultat publié par le GIEC - bousculent en profondeur et sûrement durablement la donne informationnelle dans la triangulaire Sciences (fournisseur d'informations validées), Media (passeur d'informations validées) et Internet (propagateur d'informations prétendument non validées).
Cette exfiltration frauduleuse d'informations en mettant à jour les manipulations quasi-politiques des scientifiques pour orienter l'opinion dans l'acceptation de leur version - quelle qu'en soit la validité - ébranle très largement le sérieux et la neutralité du modèle "
validation par les pairs".
Et au-delà, c'est la recherche de la vérité (parlons de validation d'information) qui se prend une fin de non-recevoir en pleine poire :
- L'expert, dont le scientifique semblait alors comme le représentant ultime restait le garant de la compréhension finale d'une problématique sujette à débat voire controverse.
Face à la problématique du soit-disant réchauffement climatique opérée de la main de l'homme, l'humanité dans un grand effort de compréhension et surtout de solution a fait appel via l'ONU à la consitution d'un pool de scientifiques mondiaux pour trancher la question, la qualifier et quantifier. Et in fine permettre la mise en place de politiques globales susceptibles de résoudre ce problème. Au vu du nombre impressionnant de scientifiques oeuvrant dans la même direction, le consensus ne pouvait qu'être pleinement universel au vu des preuves irréfragables avancées par cette "légion" de chercheurs - qui bien entendu prenaient grand soin de valider leurs hypothèses avant publication.
Même pas !
Et la preuve en est apportée par l'Internet. Lieu de propagation des pires théories...
Qu'en est-il des médias traditionnels (qui pour une fois ne sauraient être accusés de diffuser de l'info sans vérification - ils ont été manipulés par plus fort qu'eux en terme de traitement de l'information) ?
A cette heure, la passivité totale des médias français sur cette affaire est à déplorer. Dans le cas où ces derniers daigneraient se saisir du sujet, leur positionnement, non sur le fonds, mais sur leur rôle, sera des plus intéressants.
Prochaine étape : le non-évènement mondial de Copenhague qui vient de perdre son fondement...
Code-Barres
climategate,
prolégomènes à une nouvelle organisation sociale ...